Tu me regardes. Je sais que tu me regardes, mais ce n’est pas moi que tu vois.

Je ne me sens à la hauteur ni de ton passé , ni tes espérances. Faussés par les illusions de tes rêves perdus et les chimères de ton cœur avide,  non pas de moi , mais de quelque chose de beaucoup plus malsain. Le désir pervers de construire une forteresse avec les anciens remparts de ta civilisation. Créer un nouvel empire portant le drapeau de ton antique destinée sur les ruines de mon monde.

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”- C’est épuisant tu sais, d’avoir la sensation de se heurter perpétuellement à un mur qui semble fissuré mais qui ne se brise jamais. Tu me fais souvent ce sourire. Tu sais celui qui dit que l’on te connaît ,certes, mais jamais totalement. Tu sembles domptable et entièrement docile . L’innocence qui se pense un monstre. Celui que l’on admet pas. Parce que finalement , oui, tu es ce leurre. Tu manipules avec aisance la dissimulation, et les esquives . C’est ta façon de te protéger du monde . Mais tu es une trouillarde. Tu veux donner une image farouche et insoumise mais tu es l’esclave de tes propres peurs ! Tu ne prends jamais aucun risque , et tu préfères te défaire de quelqu’un plutôt que d’avoir à lui accorder le bénéfice du doute. Tu fuis la moindre attache , la moindre implication parce que tu n’as pas rien à donner non. Tu ne veux rien transmettre. Montrer tes cartes ça te fait trop peur. Alors tu laisses simplement tomber. Mais bordel , c’est pas ça la vie ! Prendre des risques et les savourer ? Tout anticiper ce n’est pas vivre. Exister simplement , sans entraves , ce n’est pas vivre du tout. 
J’pense pas que l’on puisse vraiment te saisir. Tu es comme l’eau qui glisse entre les doigts. On peut te toucher mais on n’arrive jamais vraiment te posséder.”

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